Croissance, chômage… l’Insee termine l’année avec de bonnes nouvelles

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Le taux de chômage devrait reprendre sa baisse, à 9,4% de la population active d’ici à la mi-2018.

Portée par l’optimisme des entreprises, l’économie française se porte mieux, selon l’Insee. Trois éléments ressortent de sa note de conjoncture trimestrielle, publiée ce mardi 19 décembre :

1La croissance est là, et bien là

L’Insee relève ses prévisions de croissance de 1,8 à 1,9% du PIB pour 2017. Le produit intérieur brut devrait ainsi augmenter de 0,6% sur les trois derniers mois de l’année. C’est la seconde fois que l’Institut revoit ses prévisions à la hausse.

« La croissance est installée depuis fin 2016 sur un rythme solide, d’environ 0,5% par trimestre », commente Julien Pouget, chef du département de la conjoncture à l’institut statistique.

Et cela va continuer à cette cadence : le PIB devrait aussi progresser de 0,5% au premier trimestre 2018, puis de 0,4% au deuxième trimestre.

La principale raison est à chercher du côté des chefs d’entreprises, résolument optimistes. Le climat des affaires a atteint en novembre son plus haut niveau depuis début 2008. L’investissement des entreprises est ainsi particulièrement solide.

La croissance est aussi soutenue par la reprise des exportations, notamment dans le secteur aéronautique et l’agriculture.

2Le chômage repart à la baisse

Le chômage a connu une hausse au 3e trimestre 2017, mais l’année devrait s’achever sur une baisse. Selon les prévisions de l’Insee, le taux de chômage devrait passer de 9,7% à 9,4% de la population active. Il était à 9,5% mi-2017, selon les normes du Bureau international du travail (BIT), mais était remonté au 3e trimestre.

Les créations d’emplois s’annoncent plus nombreuses que la hausse de la population active (+21.000 personnes). Environ 100.000 emplois seraient créés d’ici la fin de l’année : 60.000 postes supplémentaires sont créés dans le secteur marchand, mais 68.000 sont détruits dans le secteur non marchand en raison de la baisse du nombre des emplois aidés décidée par le gouvernement, selon l’Insee.

« Les chefs d’entreprise demeurent optimistes sur l’évolution de leurs effectifs, en lien avec une croissance de l’activité qui resterait soutenue ».La prime à l’embauche dans les PME (jusqu’à 4.000 euros pour l’embauche d’un salarié en CDI ou en CDD de plus de 6 mois) a eu un impact « assez limité », écrit l’Insee. « En 18 mois, 1,6 million de primes à l’embauche ont été attribuées », mais elle n’aurait permis qu’un surplus « d’environ 10.000 emplois en six trimestres ».

L’Insee souligne également que 38% des entreprises disent souffrir de difficultés de recrutement, faute de candidats qualifiés, « ce qui est une proportion inédite depuis 10 ans ».

3Mais le pouvoir d’achat progresse peu

Principal bémol à ces bonnes nouvelles, la croissance ne suffira pas à tirer vers le haut le pouvoir d’achat des ménages, toujours selon l’Insee. Il devrait pâtir début 2018 du regain d’inflation et « des effets du calendrier fiscal » : hausse de la CSG, de la fiscalité sur le tabac, de la fiscalité sur les carburants.

La réduction de la taxe d’habitation, en revanche, attendra à la fin de l’année prochaine. La consommation des ménages devrait ainsi progresser de seulement 0,3% par trimestre d’ici la mi-2018.

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