Etats-Unis : le rassemblement de suprémacistes blancs à Washington fait un flop

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Des militants d’extrême droite avait prévu de se retrouver à Washington un an après les violences de Charlottesville. Ils n’étaient finalement qu’une poignée alors que des centaines de contre-manifestants s’étaient mobilisés.

Un an après les violences de Charlottesville au cours desquelles une jeune femme avait été tuée, des militants d’extrême-droite avait décidé de manifester devant la Maison Blanche dimanche. Alors que 400 personnes étaient attendues et que certains craignaient de nouvelles dérives, ce rassemblement a été un échec pour les suprémacistes blancs. Ils n’étaient qu’une vingtaine dont Jason Kessler, organisateur de l’événement et déjà à l’origine du rassemblement de l’an dernier à Charlottesville. Face à eux, 300 contre-manifestants leur ont crié « Honte à vous » et « Partez de ma ville ».

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« Antifa », militants du mouvement « Black Lives Matter » (contre les violences visant les noirs) ou simples citoyens venus exprimer leur rejet des néonazis, ils étaient des centaines dans le centre de Washington dimanche. Certains avaient commencé à se rassembler dès le début d’après-midi, brandissant notamment des pancartes disant « Non aux nazis, non au Ku Klux Klan, non à une Amérique fasciste ».
Important dispositif policier

Pour empêcher tout contact entre manifestants et contre-manifestants, un important dispositif policier avait été mis en place, avec plusieurs artères interdites à la circulation. Après le départ des sympathisants d’extrême droite, la police a eu recours à des gaz lacrymogènes pour disperser une partie des militants « antifa », qui ont fini par quitter les lieux.

Après le rassemblement, de nombreux internautes sympathisants d’extrême droite se sont moqués de Jason Kessler et ont questionné sa légitimité sur le réseau social Gab, réputé terrain d’expression de l' »alt-right », la droite dure américaine. Initiateur de la manifestation de l’an dernier, Kessler avait demandé à défiler de nouveau à Charlottesville, mais la municipalité a refusé ne souhaitant pas revivre les évènements d’il y a un an, ecrit Lejdd.fr.

A l’époque, après une manifestation pour protester contre le projet de la municipalité de déboulonner une statue du général confédéré Robert E. Lee, des heurts avaient éclaté entre suprémacistes blancs et contre-manifestants. Un sympathisant néonazi avait alors foncé en voiture dans une foule de manifestants antiracistes, tuant une jeune femme de 32 ans, Heather Heyer, et faisant 19 blessés.

La fille du président, Ivanka Trump, a écrit dimanche sur Twitter qu’il n’y avait « pas de place pour le suprémacisme blanc, le racisme et le néonazisme dans notre grand pays ». Elle est ainsi allée plus loin que son père, qui avait dit samedi « condamner tous les types de racisme et actes de violence », mais sans désigner l’extrême droite ou les néonazis. Il y a un an, Donald Trump avait choqué une partie des Etats-Unis en affirmant que « les deux côtés » portaient une part de responsabilité dans ce drame.

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