Recep Tayyip Erdogan se tourne vers de nouveaux amis

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Alors que Donald Trump menace la Turquie de nouvelles sanctions commerciales, Recep Tayyip Erdogan tente de trouver du soutien chez d’autres Etats dont ceux de l’Union européenne.

Entre Washington et Ankara, les menaces se poursuivent. Bien que les deux pays soient membres de l’Organisation transatlantique et réputés alliés, les Etats-Unis et la Turquie se livrent depuis plusieurs jours à une guerre commerciale. Jeudi, le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin a en effet averti que les Etats-Unis prendraient des sanctions supplémentaires contre Ankara si Washington n’obtenait pas la libération du pasteur Andrew Brunson. Mais la Truquie qui a déjà pris des sanctions ne compte pas se laisser faire. « Il est mauvais d’oser mettre la Turquie à genoux avec des menaces concernant un pasteur », avait lancé Recep Tayyip Erdogan samedi.

Donald Trump reproche à la Turquie l’incarcération du pasteur américain Andrew Brunson. Arrêté en 2016, il est soupçonné par Ankara d’espionnage pour le compte de Washington et est accusé de de « terrorisme » pour ses liens supposés avec les réseaux du prédicateur Fethullah Gülen, honni d’Erdogan. Un tribunal turc a rejeté mercredi la levée de son assignation à résidence mais son avocat a indiqué à l’AFP qu’une autre cour de plus haute instance devait encore se prononcer.
Pour Trump, la Turquie n’a pas été une très bonne « amie »

« La Turquie a profité des Etats-Unis pendant beaucoup d’années. Ils retiennent notre merveilleux Pasteur Chrétien, à qui je dois maintenant demander de représenter notre Pays en tant qu’otage patriote, a tweeté Donald Trump jeudi soir. Nous ne paierons rien pour la libération d’un homme innocent. » Plus tôt dans la journée, le président américain avait jugé que la Turquie n’avait pas été une très bonne « amie ».

Lejdd.fr.

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