Une journée d’action avec Bernard Borgialli

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Ce samedi 29 septembre, les actions sont allées bon train pour Bernard Borgialli, notre cheminot marseillais, candidat aux élections européennes de 2019.

Le matin, avec les insoumis·es de La Plaine, était organisé un moment de tractage et de discussions auprès des habitant·e·s venu·e·s profiter du marché. L’inquiétude des riverain·e·s, commerçant·e·s et forain·e·s s’est rapidement faite ressentir, notamment concernant l’avenir des quartiers de La Plaine, Notre-Dame du Mont et du Cours Julien. Même si les projets ne sont pas clairement affichés, les travaux prévus et les propositions à certain·e·s commerçant·e·s de leur racheter leur fond laisse peu d’ambiguïté sur le modèle souhaité par la droite marseillaise, qui avance à marche forcée vers la gentrification du centre-ville. L’attachement à une ville populaire où la culture foisonne et les gens se parlent, fait pourtant jaillir une solidarité des diverses représentations de ces quartiers.

De leur côté, les forain·e·s sont en lutte pour le maintien de leur activité tout au long des travaux, mais leurs demandes semblent se heurter à des élu·e·s locaux·les plus préoccupé·e·s par les prochaines élections municipales. Tout cela sur fond de compétition au cœur d’une droite éclatée entre les marcheurs de l’extrême libéralisme et Les Républicains dont la campagne des européennes sonne de concert avec celle du Rassemblement National, c’est-à-dire autour du rejet de l’autre !

La discussion s’est ensuite poursuivie en présence de Sophie Camard, suppléante de Jean-Luc Mélenchon, et Hendrik Davi insoumis engagé et ancien candidat du secteur aux élections législatives. Tout le monde s’est fixé pour objectif de travailler pour rendre le cœur de Marseille à l’image de cette culture populaire propre à la ville : méditerranéenne, cosmopolite, mais aussi écologique en permettant à la nature de prendre toute sa place.

Après un repas non loin de là, le deuxième rendez-vous avait lieu presque 10km plus loin avec les insoumis·es des 15e et 16e arrondissements, d’autres têtes dures implantées au cœur de la cité des quartiers nord de Marseille, dans la non moins célèbre « La Castelanne ». C’est au son des klaxons d’un mariage plein de couleurs que la visite a commencé. Accompagné de Josepha depuis le matin, Bernard Borgialli est rentré chez Leny, le gérant du snack du même nom où ils ont retrouvé, Jean, Ouali, Estelle, Patricia, Armelle, Alex et tou·te·s les autres pour un café, histoire de reprendre quelques forces avant d’arpenter les étages des immeubles. En effet ce jour-là était organisée une campagne d’inscription sur les listes électorales avec un après-midi de porte-à-porte. Une initiative primordiale en cette fin d’année afin d’encourager les habitants à reconquérir leur voix politique et l’exprimer lors des élections de 2019. Un travail méthodique, à la fois sérieux et convivial qui fait écho aux différentes initiatives semblables organisées un peu partout sur le territoire de la part des insoumis·es.

Chaque rencontre a été un moment de discussion, mais aussi un moment politique qui, parfois, comme ce fut le cas avec Mina, Medhi, Mamadou et Sangara, s’est transformé en débat, en partage, autour d’une boisson chaleureusement offerte par les habitant·e·s. L’accueil très positif et les attentes importantes des personnes rencontrées ont encouragé d’autant plus les participant·e·s à renouveler cette initiative afin de terminer les étages qui n’ont pu être faits de jour-là. De son côté, Estelle et son groupe perpétuent depuis deux ans déjà, au cœur de cette citée pauvre, une caravane d’espoir pour maintenir ce lien indispensable avec les habitant·e·s.

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