Réchauffement climatique : des ONG vont attaquer la France en justice pour inaction

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Plusieurs ONG ont signifié à Emmanuel Macron et au gouvernement qu’elles allaient attaquer la France en justice pour inaction contre le réchauffement climatique.

Greenpeace, Oxfam, la Fondation pour la nature et l’Homme (FNH) et l’association Notre affaire à tous vont attaquer la France en justice pour inaction dans la lutte contre le réchauffement climatique. Ces associations ont adressé lundi un document en ce sens au président Emmanuel Macron et au gouvernement. « L’action défaillante de l’Etat en matière de lutte contre le changement climatique traduit une carence fautive de l’Etat à respecter son obligation de protection de l’environnement, de la santé et de la sécurité humaine », arguent-elles dans cette « demande préalable ».

Selon la procédure, l’Etat a deux mois pour répondre. Les ONG prévoient dans un second temps, en mars probablement, d’introduire un recours juridique devant le tribunal administratif de Paris. « On demande réparation de nos préjudices et que l’Etat agisse tout de suite, à tous niveaux », a expliqué à l’AFP Laura Monnier, chargée de campagne pour Greenpeace, qui évoque une première juridique à l’échelle française. L’idée est de « le contraindre à agir », a ajouté Cécile Duflot (Oxfam) : « l’urgence et l’inaction l’exigent. Ce n’est pas anecdotique que des ONG, qui ont toujours participé aux négociations, au Grenelle… disent : maintenant ça suffit! »

Une COP24 décevante pour les ONG

L’annonce des associations tombe au lendemain de la fin de la COP24 qui a déçu par l’incapacité des Etats à renforcer leur action. « On pressentait l’issue de la COP24 », déplore Cécile Duflot. « Même sur leurs engagements initiaux, les Etats n’arrivent pas à dégager des modes d’action, et notamment pas la France ». Les plaignants soulignent que la France, dont les émissions de gaz à effet de serre sont reparties à la hausse en 2015, ne respecte notamment pas ses objectifs de court terme.

Ils se fondent sur la Constitution et la Convention européenne des droits de l’homme, qui garantissent la protection des citoyens. Ils dénoncent aussi « une violation de plusieurs engagements de la France en matière de lutte contre le changement climatique au titre du droit international ». Une réponse à la hauteur, d’après eux, « serait une conversion rapide à la transition écologique, un soutien aux énergies renouvelables, un vaste plan d’économies d’énergie dans le bâtiment… toutes ces solutions qu’on connaît », explique Cécile Duflot. « On ne peut plus se suffire de paroles ».

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