Gilets jaunes : avant l’acte 14, le gouvernement fait le bilan des violences

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Edouard Philippe a fait un bilan, mardi à l’Assemblée nationale, des décisions judiciaires depuis le début de la mobilisation des Gilets jaunes.

Mardi, lors de la séance aux questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, Edouard Philippe a été interpellé par Patrick Mignola, chef de file des députés MoDem, sur le rétablissement de l’ordre républicain. En guise de réponse, le Premier ministre a annoncé un chiffre : 1.796. C’est le nombre total des condamnations prononcées par la justice depuis le début du mouvement des Gilets jaunes, mi-novembre, qui a été émaillé à plusieurs reprises de violences. Le 7 janvier dernier, sans entrer dans le détail, le Premier ministre faisait état d' »un millier » de condamnations.

« Depuis le début de ces événements, 1.796 condamnations ont été prononcées par la justice et 1.422 personnes sont encore en attente de jugement », a énuméré le chef du gouvernement mardi. En outre « plus de 1.300 comparutions immédiates ont été organisées et 316 personnes ont été placées sous mandat de dépôt », a-t-il rapporté.

Edouard Philippe revient sur les faits de violence qui ont marqué
Le Premier ministre a rappelé que 13 personnes avaient été mises en examen pour les dégradations commises autour et à l’intérieur de l’Arc de Triomphe le 1er décembre, et que cinq autres avaient été mises en examen pour l’incendie le même jour de la préfecture de Haute-Loire, au Puy-en-Velay.

Après la prise à partie de policiers motocyclistes par des Gilets jaunes, le 22 décembre sur les Champs-Elysées, il a indiqué qu’une personne avait été interpellée le 31 décembre, mise en examen et placée en détention provisoire le 3 janvier.

Le Premier ministre a appelé, « au-delà de la sanction », « l’ensemble du pays à dire son indignation face à la mise en cause de lieux qui symbolisent notre République et notre démocratie » et « à dire son indignation face aux mises en cause des forces de l’ordre […] qui assurent la sécurité ».

Et de condamner l’incendie samedi d’un véhicule de la mission antiterroriste Sentinelle : « Qui peut dire que cet acte est en quoi que soit l’expression d’une revendication sociale? En rien. C’est une attaque grave contre ceux que nous sommes. Elle est condamnable. »

Dans ce dossier, le suspect interpellé, âgé de 25 ans, a été mis en examen et placé en détention provisoire mardi, a appris l’AFP de source judiciaire. Une information judiciaire avait été ouverte notamment pour « dégradations d’un bien appartenant à autrui », « dégradations par un moyen dangereux de biens destinés à l’utilité publique », « violences aggravées » et « violences sur une personne dépositaire de l’autorité publique », a précisé cette source.

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