Un 1er-Mai tendu à Paris, plus calme ailleurs en France

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Des manifestations syndicales et de Gilets jaunes ont eu lieu un peu partout en France pour le 1er mai, une fête du travail marquée par de nouveaux heurts à Paris.

Le bilan de la journée :

164.500 personnes ont défilé en France selon le ministère de l’Intérieur, contre 310.000 selon la CGT.
A Paris, le cabinet Occurrence a recensé 40.000 manifestants, contre 28.000 selon le ministère de l’Intérieur.
Des heurts ont émaillé la manifestation parisienne : la préfecture de police dit avoir procédé à 288 interpellations.
Dans la capitale, la manifestation a été marquée par l’exfiltration de Philippe Martinez (CGT), pris à partie par des manifestants, avant son retour quelques minutes plus tard.
19h25 : 164.500 manifestants en France selon le ministère de l’Intérieur
19h : Des manifestants regroupés place d’Italie dans le calme
Des centaines de manifestants sont encore présents place d’Italie, où ils reprennent des slogans et des chants dans le calme. La tension est complètement retombée et les manifestants se dispersent peu à peu.

18h25 : Solidaires critique aussi l’action de la police
Comme Philippe Martinez et la CGT, Eric Beynel, porte-parole de Solidaires, a accusé la police d’avoir « essayé de voler » le 1er-Mai aux organisations syndicales. « On n’a pas arrêté d’être harcelés par les forces de l’ordre. J’ai dû répondre à une interview avec un masque à cause des gaz lacrymogènes », a-t-il déploré.

18h05 : Des dégâts dans la capitale

18h : 310.000 manifestants en France selon la CGT
« Plus de 310.000 salariés, privés d’emploi et retraités (c’est à dire plus qu’en 2017 et en 2018) se sont rassemblés pour exprimer au gouvernement mais aussi au patronat l’exigence d’autres choix politiques en faveur d’une hausse des pensions et salaires, de plus de justice fiscale, de services publics de proximité, d’une politique sociale répondant aux besoins de la population », écrit la CGT dans un communiqué.

17h40 : Un policier blessé au visage
Un policier a été blessé au visage au cours des heurts qui ont eu lieu avec les manifestants à Paris. Il a été hospitalisé en état d' »urgence relative », selon la préfecture de police. Au total, 288 interpellations ont déjà eu lieu et 15.036 contrôles effectués.

17h26 : Des tensions boulevard de l’Hôpital

16h45 : Les affrontements entre forces de l’ordre et manifestants se poursuivent à Paris

16h36 : La préfecture de police dément avoir chargé la CGT
Alors que Philippe Martinez a accusé les forces de l’ordre d’avoir « chargé la CGT », la préfecture de police à Paris a tweeté un démenti :

Préfecture de police

@prefpolice
Les forces de l ordre ont pour mission de faire respecter l ordre républicain qui permet à chacun d exprimer ses opinions en toute sécurité. La CGT n a jamais été la cible des policiers et gendarmes qui ont assuré leur mission avec détermination face à des casseurs violents.

16h25 : 151.000 manifestants, dont 16.000 à Paris
A 14h, le ministère de l’Intérieur dénombrait 151.000 manifestants dont 16.000 à Paris. Selon un comptage réalisé pour un collectif de médias par le cabinet Occurrence, il y avait 40.000 manifestants dans la capitale.

16h10 : 148 placements en garde à vue à Paris
Le parquet de Paris a indiqué qu’à 15h, 148 placements en garde à vue avait été effectués dans la capitale.

16h : Philippe Martinez de retour dans le cortège
Brièvement exfiltré de la manifestation après avoir été pris à partie, Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, est de retour dans le cortège.

15h50 : nouveaux heurts à proximité de la place d’Italie
Alors que la tension était retombée depuis plusieurs minutes, de nouveaux heurts ont éclaté à proximité de la place d’Italie. Les forces de l’ordre, visées par des cocktails Molotov notamment, ont fait un usage massif de gaz lacrymogènes.

15h30 : Des manifestations partout en France
Les manifestants étaient 6.200 à Lyon, 2.400 à Montpellier, 1.500 à Lille, 2.100 à Besançon, 3.400 à Nantes, 1.600 à Strasbourg selon la police. A Bordeaux, près de 6.400 militants syndicaux et 1.300 Gilets jaunes ont battu le pavé.

15h05 : le Gilet jaune Maxime Nicolle est présent au sein du cortège parisien

15h : déjà 200 interpellations à Paris
La préfecture de police à Paris indique qu’à 15h, 200 interpellations ont eu lieu et 12.528 contrôles préventifs ont été réalisés à Paris.

14h45 : Philippe Martinez contraint de quitter momentanément la manifestation à Paris à cause des Black blocs
Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, a été contraint de quitter le cortège de tête d’où devait partir la manifestation syndicale parisienne, après avoir été pris à partie par des radicaux, a constaté un journaliste de l’AFP. Selon un militant CGT également témoin de la scène, juste avant de partir, le leader syndical s’était retrouvé coincé dans des affrontements entre des Black blocs et des forces de l’ordre. Lorsqu’il s’est replié vers une rue adjacente, il a essuyé des jets de bouteilles « par un groupe d’individus », selon ce témoin. Interrogé par téléphone par l’AFP pour savoir s’il avait quitté définitivement la manifestation, le numéro un de la CGT a répondu par SMS : « Non, je suis juste un peu en retrait ».

14h10 : Des Gilets jaunes ont tenté de s’introduire dans le commissariat de Besançon
Environ 200 Gilets jaunes ont tenté d’entrer par effraction dans le commissariat de Besançon (Doubs), selon franceinfo, qui a joint la préfecture. « Il y a eu deux tentatives d’intrusion via le parking qui se trouve à l’arrière du bâtiment. Les forces de l’ordre ont riposté par des jets de gaz lacrymogènes », précise-t-on.

13h45 : Plus de 160 interpellations à Paris
La préfecture de police à Paris indique à 13h15 que 9.016 contrôles préventifs ont été réalisés et que 165 interpellations ont eu lieu. 55 de ces interpellations ont été réalisées après des « tentatives d’exactions commises secteur Montparnasse ».

13h15 : Heurts entre policiers et manifestants dans le quartier de Montparnasse
Des premiers heurts ont éclaté mercredi à Paris vers 13 heures avant le démarrage officiel de la manifestation syndicale, entre des forces de police et des « black blocs » qui avaient rejoint des Gilets jaunes en début de cortège.

Dans une ambiance tendue, des grenades de désencerclement et lacrymogène ont été lancées par les policiers sur quelques centaines de militants anticapitalistes. Les forces de l’ordre ont essuyé des jets de projectiles. Un manifestant a été blessé à la tête, selon un journaliste de l’AFP.

12h37 : 3.700 contrôles préventifs et 88 interpellations à Paris
La préfecture de police à Paris a précisé son bilan : les forces de l’ordre ont interpellé 88 personnes et effectué 3.700 contrôles préventifs mercredi matin, à 11h15.

12h21 : Nouvelles fermetures de stations et de lignes de métro à Paris
Depuis 12h, la RATP, à Paris, a fait fermer, à la demande de la préfecture de police, de nouvelles stations de métro sur la ligne 4 (Vavin, Raspail, Denfert-Rochereau), 12 (Notre-Dame des Champs) et sur le RER B (Port-Royal, Denfert-Rochereau). Quant à la ligne 6, elle a été partiellement fermée en deux endroits : entre Charles-de-Gaulle-Etoile (l’un de ses deux terminus) et Trocadéro, ainsi qu’entre Montparnasse et Place d’Italie.

11h49 : A Paris, la marche pour « l’urgence climatique » continue son parcours sans accroc
Outre les Gilets jaunes et les syndicats, des manifestants défilent également pour le climat à Paris. Ils ont commencé leur marche sur la place d’Italie et se dirigent vers Montparnasse (soit le parcours inverse de la grande manifestation syndicale de l’après-midi). Quelques Gilets jaunes sont dans le cortège, mais l’ambiance est « particulièrement calme », comme le note ce journaliste du Figaro :

Thibault Izoret

@TIM_7375
En réponse à @TIM_7375
…Un cortège particulièrement calme qui arrive à Denfert

11h30 : Les manifestations ont débuté dans le calme à Bordeaux, Nantes, Marseille ou encore Toulouse
Les Gilets jaunes et les syndicats se sont rassemblés dans ces quatre villes où les cortèges se sont ébranlés peu après 11 heures. Selon Le Monde, 2.000 personnes étaient réunies à Nantes.

A Bordeaux, où environ 5.000 personnes ont été dénombrées par le quotidien Sud-Ouest, le parcours a été en partie interdit, mais il n’y a pas encore de confrontation entre manifestants et forces de l’ordre : Anarcho-syndicalistes de la CNT et gilets jaunes ont pris la tête du cortège à Bordeaux, les syndicats suivent derrière.

11h12 : Déjà 35 interpellations à Paris mercredi matin, selon la préfecture de police à Paris
11h : A Paris, un premier rassemblement syndical sur la place de l’Odéon
Les quatre syndicats réformistes ont débuté leur manifestation – un rassemblement statique sur la place de l’Odéon, dans le 6e arrondissement de la capitale. La CFDT, la CFTC, l’Unsa et l’organisation de jeunesse Fage se réunissent pour défendre « une Europe sociale et environnementale ».

10h44 : A Marseille, Jean-Luc Mélenchon renvoie l’exécutif à ses responsabilités
Interrogé par les journalistes sur la crainte des violences, Jean-Luc Mélenchon, qui défile dans un cortège à Marseille, a estimé que « Monsieur Macron est victime de la stratégie qu’il a employé : le pourrissement ». « Macron a dit ‘ce sera un test pour moi.’ On va lui donner le test dont il a besoin, c’est-à-dire si possible une raclée électorale. Mais pour l’instant, ce n’est pas ce qui se dessine », a développé le patron de La France insoumise.

Quant aux mesures annoncées la semaine dernière par Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon a assuré que « globalement, les gens s’en foutent ».

9h10 : Des journalistes dénoncent une « volonté délibérée de nous empêcher de travailler » de la part des forces de l’ordre
Dans une tribune publiée par France info, plus de 350 journalistes assurent que « [leur] travail est devenu de plus en plus risqué, difficile, voire impossible ». Ils dénoncent le « comportement des forces de l’ordre » et demandent au gouvernement de « prendre les mesures nécessaires […] pour que les forces de l’ordre cessent de [les] harceler et [les] laissent travailler librement ».

8h39 : Trois Espagnols interpellés à Paris
Trois personnes de nationalité espagnole ont été interpellées à Paris pour détention de produits incendiaires et d’armes par destination, selon BFMTV et LCI. Ils étaient en possession de marteaux, de couteaux, de trois bonbonnes de gaz et de deux bidons d’essence.

8h : L’appel des pompiers
Les pompiers appellent à les laisser circuler en prévision de la difficile journée qui les attend :
En prévision des #manifestations attendues ce #1erMai, Pompiers de Paris, @APHP , @samudeparis et @ARS_IDF appellent chacun à laisser la voie libre aux véhicules sanitaires et à tous les professionnels de santé. Merci de faciliter l’intervention des secours !

7h : Paris, Lyon, Toulouse et Caen s’attendent à une journée compliquée
Comme les centres-villes e Lyon, Toulouse et Caen, les autorités ont décidé de boucler une partie des rues de la capitale, et notamment autour des Champs-Elysées et de la place de la Concorde. Plusieurs stations de métro et gares sont également fermées à Paris. Le trafic est également interrompu partiellement sur les lignes 6 et 8 du métro.

A quoi faut-il s’attendre mercredi?
Le 1er mai 2019 sera-t-il encore plus tendu que l’an dernier, quand les forces de l’ordre avaient dû lutter contre environ 1.200 « black blocs » à Paris? Après six mois de mobilisation, les Gilets jaunes ont promis d’être en tout cas au rendez-vous. Des manifestations syndicales sont également prévues un peu partout en France pour cette fête du travail. Mais ce qui inquiète le plus le gouvernement, ce sont ces radicaux qui veulent une « journée d’Apocalypse ». Dès mardi, Emmanuel Macron a réclamé que la réponse aux « black blocs » soit « extrêmement ferme » en cas de violences.

Plus de 7.400 policiers et gendarmes seront déployés pour sécuriser les manifestations à Paris, où « 1.000 à 2.000 activistes radicaux » sont attendus, selon le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner.

Les manifestations prévues mercredi :
Les Gilets jaune ont prévu de se rassembler à partir de 11 heures dans la capitale ;

Le cortège syndical parisien, à l’appel de la CGT, FSU, Solidaires, l’Unef, l’UNL et FO, s’ébranlera à 14h30 de Montparnasse à la place d’Italie ;

A 11 heures, une manifestation pour « l’urgence climatique » suivra le trajet inverse, de la place d’Italie à Montparnasse ;

La CFDT et trois autres syndicats ont aussi prévu un rassemblement place de l’Odéon en fin de matinée ;

En province, plusieurs manifestations sont aussi prévues, en marge desquelles Jean-Luc Mélenchon, à Marseille, et Marine Le Pen, à Metz, doivent prononcer un discours ;

Des manifestations ont été interdites dans plusieurs centre-villes, comme à Caen, Lyon et Toulouse.

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