Lyonnais et futurs Québécois: «On veut découvrir un autre mode de vie»

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Samedi 8 juin, le groupe d’entreprises Québec en tournée organisait sa journée d’information pour les candidats français à l’expatriation. Près de 200 personnes ont défilé au Novotel Confluence. Portraits-robots des futurs Lyonnais québécois.

« Sur Internet on trouve trop d’informations et on s’y perd. On avait besoin de conseils clairs. » Cédric et Gabrielle font partie des 200 personnes qui ont participé à la journée organisée par le groupement d’entreprises Québec en tournée, samedi 8 juin. Dans les locaux de l’hôtel Novotel Confluence, les candidats à l’expatriation ont assisté à des conférences et rencontré individuellement des conseillers, dans tous les domaines.

Une avocate dans le domaine de l’immigration, une agence immobilière spécialisée dans les nouveaux arrivants, une entreprise de conseil sur le “pratico-pratique” (système scolaire, papiers administratifs, assurance maladie), une sur les finances (coût de l’immigration, coût de la vie, fonctionnement des impôts), une autre sur le business (rachat et créations d’entreprises, aides aux entrepreneurs), une sur le travail (faire son CV, se présenter en entretien, la culture d’entreprise, les relations de travail), etc. Autant de questions que se posent tous ces candidats. « Certains m’ont déjà demandé comment transporter leur cave à vins au Québec ou si leur voiture de collection était autorisée », sourit Lucie Brault, coordonnatrice de Québec en Tournée. Des “problèmes de riches”, donc.

« On ne veut pas quitter définitivement la France »

Les personnes présentes à Lyon samedi avaient d’ailleurs un profil type, selon l’organisatrice : « Des parents avec de jeunes enfants, entre 30 et 45 ans, bien formés, qui travaillent dans l’intelligence artificielle et les nouvelles technologies ou l’aéronautique. »

Cédric est l’un d’eux : ce trentenaire part avec son épouse, Gabrielle, et leurs deux enfants, à Québec. Le travail dans l’informatique est trouvé, l’entreprise a prouvé qu’elle n’avait pas trouvé de main-d’œuvre sur place (une nécessité pour obtenir son certificat d’acceptation), ne manque donc que le visa. « On veut découvrir un autre mode de vie, une autre façon de penser », scande le couple.

Du côté de Jean-Baptiste, le profil est similaire : ce trentenaire, dirigeant d’une entreprise lyonnaise spécialisée dans les ressources humaines depuis douze ans, part avec son épouse et leurs trois enfants pour ouvrir une filiale à Montréal. Date du vol ? Mi-août. « On a le travail, l’appartement, l’école des enfants, et la maison louée en France, on a intérêt à avoir notre visa », s’agite sa femme, Marie, entrepreneuse, qui compte bien recontacter le conseiller business pour se lancer au Québec à son arrivée. Le départ est-il définitif ? « On s’expatrie seulement quelques années, cinq peut-être, répond Marie. On ne veut pas quitter définitivement la France. »

VIA

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