A Lyon et dans la métropole, 2019 a été l’année de tous les records

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En ce début d’année la Fnaim du Rhône a restitué son analyse du marché immobilier en 2019 pour se projeter sur une année 2020 qui devrait être dans la même dynamique si les taux de crédit ne remontent pas.

Pour tous les professionnels de l’immobilier lyonnais, l’année 2019 a été une année de tous les records.

Si l’immobilier d’entreprise a surperformé l’immobilier de logement n’est pas en reste puisque, selon la Fnaim du Rhône, le nombre de transactions dans l’immobilier ancien a crû de 4,2 % pour atteindre les 27 400 actes et les prix ont flambé un peu plus encore et s’établissent en moyenne pour un appartement à 3 330 euros/m2 dans le Rhône (+ 6,8 % sur un an) et 4230 euros/m2 à Lyon intramuros (+ 5,7 % sur un an).

Une flambée des prix qui ne devrait pas s’estomper à moins qu’une crise conjoncturelle ne survienne et fasse balbutier un marché où les prix/m2 dépassent souvent l’entendement au point de se demander perpétuellement « mais jusqu’où les prix peuvent encore grimper ? »

Si les prix dans la métropole lyonnaise sont encore très loin des prix parisiens qui se situent en moyenne à 10 187 euros/m2, ils devraient encore pousser tant que les taux de crédit seront bas et que les acquéreurs seront en meute pour se partager une offre de biens à la vente très limitée, voire inexistante sur certains micromarchés comme ceux de la Presqu’ile, de la Croix-Rousse, etc.

150.000 NOUVEAUX HABITANTS DANS LES 10 ANS

Forte de sa dynamique économique, démographique (150.000 nouveaux habitants sont attendus dans la Métropole dans un horizon de 10 ans), de ses réseaux de transport denses, la métropole lyonnaise possède une attractivité « qui donne une vraie visibilité à toutes celles et ceux qui veulent acheter de l’immobilier dans la Métropole », souligne Anne Deplanchard, vice-présidente de la Fnaim du Rhône, déléguée à la transaction.

De la visibilité qui offre au marché « des perspectives très positives » mais qui complique la quête de milliers de Lyonnais -en surnombre- désireux d’acheter leur résidence principale et qui se retrouvent face à une offre de biens mis en vente très réduite, dans des budgets qui font hérisser le poil.

« On croule sous la demande », reconnaît Anne Deplanchard. Une offre d’autant plus réduite que le les investisseurs venus de tout l’Hexagone s’intéressent fortement à Lyon- ciblant désormais toutes les typologies de biens du studio au T4-T5- qui propose un rendement locatif brut de 3,74 %. Une offre dans l’immobilier neuf devenue pénurique puisque la construction de programmes neufs a été très ralentie avant l’adoption du nouveau PLUH et qu’elle est, quelque peu, suspendue en attendant les échéances électorales de mars prochain.

20% DES TRANSACTIONS EN CASH
Une raréfaction des biens qui induit mécaniquement une hausse des prix. Aujourd’hui, les biens à la vente les plus prisés trouvent preneurs en quelques minutes et certains n’hésitent plus d’ailleurs pour faire peser la balance de leur côté – convaincre le propriétaire- à faire des offres sans condition suspensive de prêt.

Selon Anne Deplanchard ce serait d’ailleurs « plus de 20 % des transactions qui sont réalisées en cash». Les biens concernés sont très souvent localisés dans les secteurs lyonnais les plus prisés tels que la Presqu’Ile, Lyon 3e Préfecture, Lyon 6e et Lyon 4e.

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